Comme les Américains ont le mauvais rôle dans l’histoire sur le 8 mai 1945, je veux raconter aujourd’hui, quelque chose de beaucoup plus aimable sur les Forces d’Occupation.

Le frère de Maman, Heinrich, dit « Heini », s’était fiancé à Noël 1939 avec Lotte. Ils se connaissaient depuis qu’ils allaient à l’école en vélo, mais ils ne se lièrent que plus tard. Entre temps Lotte était devenue une bonne patineuse sur glace et à roulettes, arbitre, et membre fondateur du MERC (le club de patinage à roulettes et sports sur glace de Mannheim). Elfriede, ma mère, y patinait aussi, et « Papa Lenz », également membre fondateur, y chronométrait les compétitions et les matches de hockey. Heini pratiquait l’aviron. On s’encourageait mutuellement lors des compétitions, c’est donc par le sport que ce couple a été réuni.

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La guerre est finie ! La joie et le soulagement sont aussi grands chez les Alliés, que chez les Allemands. 50 ans plus tard, il y avait des commémorations, des allocutions solennelles, et d’autres célébrations partout, qui étaient transmises à la télé et à la radio.

Quand j’ai raconté à Papa, au téléphone, que j’avais suivi une bonne partie de tout ça, à la télé, il m’a dit : « Mouais, j’ai, bien sûr, quelques autres souvenirs. Dans la nuit du 8 au 9 mai, on a traversé l’Elbe, à la nage, avec Fritz. Pour ne pas tomber dans les mains des Russes, tu comprends ? »

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Ma grand-mère Johanne naquit le 2 décembre 1887 à Rathsdamnitz en Poméranie (aujourd'hui en Pologne), le quatrième enfant de Maria Heinrich August Meyer de Cologne, et de sa femme Katharina Margarethe Sulzer de Gauangelloch en Bade. Comment ces deux-là, le fils d'une famille de la grande bourgeoisie rhénane et westphalienne, et la fille d'un aubergiste et boucher de campagne (bien qu' assez fortuné), se sont rencontrés, je ne le sais pas. Dans la famille, on ne parlait pas d'August Maria, ou plutôt on chuchotait à son sujet, car « Grete » aurait fait passer un très mauvais quart d'heure à quiconque aurait osé de mentionner le nom de son ex devant elle !

Leur mariage s'est terminé par un divorce, vers la fin des années 1890. Où, quand, comment ? Un des buts de ma recherche est de découvrir cela, et j'espère pouvoir raconter cette histoire un de ces jours...

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Vous savez maintenant, comment je l’ai eu, mais !Il a bien fallu que je vive avec. Ce n’était pas si simple que ça, car en Allemagne, à l’époque, cela faisait assez exotique.

Aujourd’hui, bien sur, on en a l’habitude, mais dans la génération des Inge, Heide, et Monika, on était bien obligé de chercher un « pense-bête » phonétique. Quoi de mieux que « côtelette » ?

J’en étais très fâchée ! Cette moquerie commença à la maternelle, continua à l’école, et ne s’améliora que pendant mes études universitaires. Enfin, j’ai survécu, comme vous voyez, et ce prénom a même fini par être un avantage. Pourquoi ? C’est simple : j’ai épousé un Français ! Mais cela est, bien sur, une autre histoire, ou plutôt, un roman-feuilleton. A suivre…

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Il était une fois... au début de la 2ème Guerre Mondiale, une jeune fille. Elle s’appelait Elfriede, et habitait à Mannheim, en Allemagne, où elle travaillait comme employée de bureau, dans une firme qu’elle détestait.

Sa mère Johanne était une femme combative, qui aimait se tenir à la fenêtre de son salon, pour raconter les derniers crimes des Nazis aux passants. Elle était au courant de beaucoup de choses, car elle écoutait, en secret, les émissions ennemies à la radio, à l’aide d’un appareil, que son mari, électricien et technicien radio, avait bricolé lui-même. Johanne comprenait le français et l’anglais, et pas mal d’autres choses, ayant profité d’une très bonne éducation,… mais cela est une autre histoire…

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